Mea Culpa

"La culture c'est comme la confiture, moins on en a plus on l'étale."
Pierre Desproges (1939-1986)
 
 
 
"La curiosité est un instinct qui mène à tout : parfois à écouter aux portes, parfois à découvrir l'Amérique. "
Eça de Queirós, José Maria (1845-1900)
 

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Expositions - peinture

(Site de la Slovak National Gallery )
Pour frimer un peu, dites que vous êtes allé admirer les merveilles de l’art brut européen à Bratislava (Slovaquie), « LA capitale de l’art brut », voyons… Blague à part, ne mettez pas les pieds à Bratislava, sauf pour des raisons artistiques : la ville organise tous les trois ans un festival d’art brut, art naïf, art autodidacte… enfin, vous voyez le genre. On y voit des choses très bizarres, comme :

Dorte-Marcussen---volden-aarhus-2006.jpg
 Dorte Marcussen - Volden Aarhus, 2006
Ou bien :

S-Sekulic-Deer-City-1947.jpg
 S. Sekulic - Deer City, 1947
Toute une série d’œuvres est consacrée au thème de l’architecture, c’est très étonnant :

K-Junker-cesta-Asenheimu-nedatovane.jpg
 K. Junker - Cesta do Asenheimu, nedatované

H-Bossert-Unavena-katedrala-2006.jpg
 H. Bossert - Unavená katedrála IV., 2006
On y voit aussi des choses sans grand intérêt, en tout cas pour un profane.
Mais on peut aussi tomber sur les œuvres d’un type très spécial qui s’appelle Vasilij Romanenkov, mon coup de cœur, ou plutôt l’artiste qui m’a le plus fascinée.

V-Romanenkov-Christmas-Carnival.jpg
 V. Romanenkov, Christmas-Carnival
Allez voir la reproduction de son triptyque, représentatif de ce que j’ai vu de lui, sur ce site : http://www.objet-trouve.com/romanenkov.html , qui ne donne qu’une médiocre idée de son travail, ses toiles étant de grandes dimensions, très finement travaillées comme souvent dans l’art brut, avec des effets de matières (brillance, etc.) et surtout un sens symbolique, un travail sur l’inconscient, le bien, le mal, qui laisse perplexe (c’est le propre de l’art brut, ou assimilé, je trouve). Je renvoie à ces autres pages pour se faire une idée plus complète du travail de l’artiste :
 
Mercredi 19 septembre 2007 3 19 /09 /2007 17:06
- Par Christel - Publié dans : Expositions - peinture - Voir les 2 commentaires
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Christian Moreno à la Monestarié


Dessins peintures 92 - 07 / Du 25 mai au 10 septembre 2007

Chemin des moines - 81 150 Bernac - Visite sur rendez-vous au 05.63.53.14.04 ou 05.63.60.02.42 -
lamonestarie@aol.com


J'y suis allée au moment du vernissage, le 25 mai, en tout début de soirée quand la journée frissonne avant la tombée de la nuit. Accompagnée de ma petite soeur, nous avons emprunté des routes serpentines à la sortie d'Albi pour se garer devant une toute petite église à la recherche de la Monestarié.
Rappelez vous Le Grand Meaulnes : 
"Toutes ces bâtisses avaient un mystérieux air de fête. Une sorte de reflet coloré flottait dans les chambres basses où l’on avait dû allumer aussi,
du côté de la campagne, des lanternes."
peu de ça. Sans qu'on puisse le soupçonner, au bout de l'allée, s'élevait une magnifique maison de maître, avec son parc, son solau, des lumières, du monde avec à la main l'élégance d'une ux étaient envahis de poules ! Qu'est ce que j'ai aimé ce moment. Les poules à vrai dire ne se sont pas révélées tout de suite, certains tableaux très graphiques, ne dévoilaient pas le secret de leur modèle au premier regard, puis, à bien regarder ...

                            Moreno-6.jpg

Il y a comme ça, dans ce décor, avec cet expo, quelque chose de follement dadaïste sur le fond. Quant à la forme, le sujet semble infini. Cet animal à la réputation de "Bêt(e)ise aîgue" se révèle tour à tour fauve, crayonnée, modèle impertinent qui détourne son cadre, silhouette tout en rondeur et mouvement, tantôt virgule, tantôt flamme, population dense et colorée, monochrome tachée d'une crête de couleur vive ... des tableaux vivants, presque bavards de caquètements, d'autres silencieux, même une poule peut être seule, pensive, silencieuse.
Je n'ai pas malheureusement l'image de mon préféré : trois poules sur un fond rouge carmen, trois silhouettes noires qui par leur présence, évoquent dans ce contraste de couleur, l'opéra de Bizet, la tension de la tauromachie, l'incongruité du modèle, d'un sujet et de son évocation.

Moreno-12.jpg                   

                



  

Merci à Christian Moreno pour m'avoir fait passer ces visuels.
Dimanche 17 juin 2007 7 17 /06 /2007 18:40
- Par nectar.safran@hotmail.fr - Publié dans : Expositions - peinture - Voir les 2 commentaires
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Destruction et création dans l'art du 20ème siècle  (jusqu'au 27 mars 2006)

Guerre, sexe, archaïsme, construction-deconstruction, destruction, réenchantement, subversion, mélancolie : voici les thèmes qui composent cette exposition qui souhaite montrer le "Big Bang" qui s'est produit le siècle dernier dans l'art, qui mettent en crise les conventions, les croyances, pour explorer de "nouvelles formes".

L'art est très certainement représentatif d'une époque, il suffit de dégager ces thématiques du champs artistique pour se surprendre de la rapidité à laquelle le monde a changé en si peu de temps sans toutefois que ces bouleversements ne constituent de ruptures complètes. Croire que tout a été inventé, réinventé le siècle dernier, ce serait bien innocent.

L'exposition Big Bang est très intéressante, la proposition de visite à travers des thèmes qui ne demandent pas nécessairement une connaissance pointue de l'histoire de l'art permet de mieux sentir les changements dont ont été témoins ces décennies.

Dans cette visite, je retiens plus particulièrement le corps désenchanté, et monochrome pour la "Destruction", une attirance naturelle pour toutes les oeuvres rassemblées autour du thème "archaïsme", une déception pour les thèmes "mélancolie"" (et oui, encore!) et "réenchantement" (notion qui me tient pourtant très à coeur et dont les oeuvres ne m'ont pas particulièrement enchantée), puis j'ai noté que l'inconditionnelle du père ubu que je suis et de l'oeuvre de Jarry, n'a pas trouvé la même complicité pour les oeuvres qualifiées d'"ubuesques".

  • Trois petits souvenirs de cette visite :

 

Ce nu de dos de Matisse, est censé appartenir à la thématique corps désenchanté. Je ne sais pas si c'est le corps qui est ici désenchanté. J'ai adoré la force dégagée par ce dos et la fragilité pourtant qui s'exprime par la posture.

Des milliers de visiteurs passent et elle se cache, comme si elle cherchait à se dérober au monde en une attitude de refus qu'elle n'assume pas complètement, il y a comme une tristesse, un repli intérieur. En nous tournant le dos, elle nous nous ferme ses pensées, se replie tout comme elle cache son intimité, elle, qui est nue.

Le désenchantement du monde pour Weber est la fin des grands mythes fondateurs qui nous permettaient d'expliquer le monde. Que faut-il penser de cette oeuvre ? nous voilà dans la plus grande fragilité, nus face à nos angoisses, des blocs de solitude ? Mais n'oublions pas que le désespoir peut être un magnifique épitaphe. "Je veux mourrir complètement désespéré" dit Gide, mourrir d'avoir épuisé tous ses espoirs, les avoir poussé jusqu'au bout, les avoir vécu jusqu'au bout, pour, au bout, aimer la vie et, dans un dernier sursaut, se désespérer de devoir la quitter... d'où peut-être la force qui se dégage de ce dos tout en musculature. Il ne lui manque que du courage, or le courage, c'est la force des faibles.

 

Le nez de Giacometti ; ce personnage a une expresion changeante : il rit ? il crie ? Ce nez est discret (dans la salle pas sur sa figure pardi!) et pourtant plein de mystères.

Je pense à cette nouvelle de Gogol où un nez s'échappe de la figure de son propriétiaire qui se trouve alors amputé d'une partie de lui-même, dérisoire mais essentielle.

Je pense à Pinocchio où sa conscience s'exprime par son nez, je pense à ce nez que j'aime exercer à me pousser sur le sentier de la gourmandise et des plaisirs olfactifs.

Hamlet parle à un crâne, ce personnage parle à son nez et s'en trouve, semble t'il, fort réjoui.

 

 

Die Dame aus Lab de Klee .

Que j'aime cette petite Dame du thème Enfance : ses yeux ronds, ses petites boucles, ses couleurs vieux rose et jaune tendre, ses traits simples et naïfs.

 Elle ne sait pas trop ce qu'elle fout là et s'en inquiète, puis en même temps elle ne fait que passer, alors tout ça ne va pas l'inquiéter bien longtemps.

Elle sera vieille dame qu'elle aura toujours cette tête de perpetuelle étonnée; elle ne sait pas la chance qu'elle a, que ce regard ne prenne pas une ride!

 

 

Mardi 3 janvier 2006 2 03 /01 /2006 22:03
- Par nectar.safran@hotmail.fr - Publié dans : Expositions - peinture - Voir les 0 commentaires
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(Novembre 2005 - Galeries nationales du grand palais - jusqu'au 16 janvier 2006 - Paris)

Cette expo souffre parfois de hors sujet. La mélancolie et son histoire sont certes présentées et déclinées avec forces oeuvres de toutes sortes, malheureusement la profusion des déclinaisons à partir de ce thème, fait perdre le fil d'un sentiment qui finit par être perçu de façon caricaturale : un homme se prend la tête, l'air perdu, en tête à tête avec un crâne.

Tous les chemins mènent alors à la mélancolie : les pêchés, les cornes de rhinocéros, les chauves-souris, la mort, la dépression, les foetus fossilisés etc etc. Vraiment : la mélancolie manque de fun. Dans le macabre, on a vu moins poussiéreux.

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 22:05
- Par nectar.safran@hotmail.fr - Publié dans : Expositions - peinture - Voir les 0 commentaires
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A la découverte d'Elisabeth Poiret

Découverte dans une galerie de Cordes sur Ciel, la peinture d'Elisabeth Poiret, toute de couleurs, de féminité, de touches voilées ou appuyées...

"J'ai appris le dessin à Nancy et la peinture à l'école des Beaux-Arts à Paris avec Gustave SINGIER. Assez rapidement, j'ai abandonné la figuration pour ne plus travailler que l'abstraction qui me permettait d'être plus libre. Gustave SINGIER fit partie du groupe des peintres de l'après-guerre de 1945 (avec Bazaine, Manessier, Nicolas de Staël, Ubac, Veira da Silva ...) qui travailla dans un courant d'abstraction que l'on peut appeler "abstraction poétique". Dans leur démarche, aucune description du monde extérieur, mais l'équivalent coloré d'une émotion, d'un choc. L'exploration d'un réel pur de toute anecdote et de toute signification autre que poétique. Cette sensibilité était tout à fait proche de ce que j'attendais de la peinture"

source http://membres.lycos.fr/elisabethpoiret/

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 22:02
- Par nectar.safran@hotmail.fr - Publié dans : Expositions - peinture - Voir les 0 commentaires
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