Une autre manière de voir et surtout d'écouter le Hip Hop. Bien loin des clichés du rap américain et
peut-être encore même plus du rap français, certains groupes ne s'enferment pas dans les poncifs du genre. 13 & God en fait partie, et le label Anticon, avec des chanteurs comme Sole, Doseone
et compagnie nous en apportent la preuve. Le hip hop n'est pas mort, bien au contraire. Il peut encore faire preuve de beaucoup d'imagination, et surtout d'innovation. Innovation musicale mais
aussi sur la voix, la diction et le rythme. Bien loin également de la vague slam à la Française. 13 & God, c'est beaucoup de musique électronique et de samples, mais aussi de nombreux
instruments que l'on entend bien rarement dans le hip-hop. Parfois presque, on dirait une symphonie « hip hopienne ». Mélange de bruits, mais toujours avec le sens de la mélodie. Et une
voix qui se pose dessus. Une voix que l'on dirait sorti tout droit d'une marionnette du muppet show ou bien des « Puppetmastaz » pour rester dans le hip hop. Loin des grosses basses, et
du son formaté, il y a un peu de tout dans cet album. Des chansons qui s'approchent plus de la pop (If, Men of Station), des chansons calmes (Afterclap) et même du piano dans les chansons hip-hop
(il y en a quelques unes quand même). Au final, peut-on vraiment classer ce disque ? Pas sûr, en tout cas, personnellement, et je préfère ne pas le faire. Mieux vaut se
laisser porter par le flow musical, et peu importe que ce soit du abstract hip hop, hip hop, ou je ne sais quoi d'autres…
Publié par J.
Dimanche 18 mai 2008
7
18
/05
/2008
12:11
-
Par JULIEN
-
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Vu en live, Rock en Seine, Paris, 2007
Björk, phénomène islandais. Une extraterrestre qui a tout compris de la musique, du sens profond de la découverte, du défrichage de nouveaux sons, de la mélodie, de l’usage de nouveaux
instruments.
Et malgré tous ces compliments que je pense sincèrement, je trouve toujours que ces albums ne sont pas facilement accessibles. Et bien dès fois, il m’est arrivé de ne pas pouvoir les écouter en
entier.
Et pourtant, me voilà perdu au milieu de la foule, en cette fin du mois d’août, dans le parc de Saint Cloud, pour voir la belle. Car, juste un petit mot quand même sur le festival Rock en Seine,
qui accueillait notre islandaise favorite, le reste de la programmation laissait fortement à désirer (sauf peut-être Albert Hammond Junior), en tout cas pour l’harmonie musicale. Juste pour vous
donner une idée, imaginer Faithless, et oui un revenant des années 90 avec son tube Insomnia (si le nom ne vous dit rien, faites une petite recherche rapide sur internet et vous reconnaîtrez
certainement), en première partie.
On pouvait faire un peu plus original et moderne, non ? Mais pour voir Björk, n’est t’on pas prêt au sacrifice ? Et bien, en sortant du Parc, je peux vous dire, qu’un concert de
Björk vaut bien un grand nombre de sacrifices. Un show magnifique, une démonstration de ce que l’on peut faire de mieux en termes de représentations sur scène, tant au niveau musicale que
visuel…Un vrai show, mais pas avec Johnny ou Tokyo Hotel sur scène….
Ici toutes les chansons vous prennent au corps, vous vous sentez transportez dans un autre univers. Univers créé par une mise en scène monumentale. Oriflammes, costumes, effets spéciaux,
lumières, tout est magnifique, sublime. Et là, pas de difficulté pour rentrer dans la musique…
Et même dans ces instants les plus électro, on est envahi par l’envie de danser, de tout renverser, et de se retrouver tout seul (au milieu de 15 000 personnes), en transe….
Alors oui, même en étant pas un grand fan des disques de Björk, je recommande chaudement de profiter des rares performances de la belle islandaise.
Publié par J
Lundi 11 février 2008
1
11
/02
/2008
11:21
-
Par JULIEN
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Naïve, 2007
Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, producteur de disques ! Fraîchement nommé à la tête du Théâtre National de l’Opéra Comique depuis juin 2007, les
voilà producteurs d’un groupe de folk, country aux accents américains, plus que français.
Et pourtant, il s’agit bien là d’un groupe de musique (ou d’une troupe de théâtre qui fait de la chanson ?).
Révélé lors du Printemps de Bourges 2006, ce groupe Franco-américain s’est créé un univers folk autour de la chanteuse Rosemary Standley (qui parle très bien français aux vues de son inteview sur
le Tarata de Janvier 2008). Ils se sont même tous renommés Moriarty, comme s’ils faisaient tous partie de la même famille.
Les titres des chansons de l’album nous emmène un peu plus dans le sud des Etats-Unis, avec des titres comme « Cottonflower », « Whiteman’s
Ballad », « Fireday », « Motel ». Plein d’images vous viennent dans la tête. En plus, dès que le banjo et l’harmonica viennent se loger dans
vos oreilles, alors le charme est immédiat. Tout ceci sans parler de la voix de Rosemary, une voix grave qui renforce le côté intemporel.
Cet univers emprunt de nostalgie commence dès la première chanson (Jimmy), où Rosemary supplie Jimmy de rentrer à la maison, là où les bisons courent dans les prés.
Mais cet album n’est pas dénué de sens politique avec l’histoire de la petite Lily, jeune adolescente qui, née à la campagne, s’en va à la ville trouver du travail et rencontre des militaires qui
la recrute pour partir à la guerre (Private Lily).
Ils sont en tournée toute l’année dans la France entière, à ne pas rater (le concert parisien à la Cigale est déjà complet….).
Publié par J
Dimanche 10 février 2008
7
10
/02
/2008
11:07
-
Par JULIEN
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(vu en live – route du rock, Saint Malo, 2007)
Une voix,
un violon, quelques machines, le tout géré par la même personne, et hop vous avez un projet musical plein de richesses, de rupture, de subtilité, de surprises, de rebondissement, un vrai
opéra moderne en quelque sorte, mais sans atteindre, quand même, la puissance dramaturgique de la musique de Magma.
Deuxième album du projet solo d’Owen Pallett, violoniste du groupe pop Arcade Fire. Sur cet album, il est accompagné d’un quatuor à cordes, d’un piano, d’un clavecin et d’un chœur féminin. Mais
la tonalité dramatique est essentiellement apportée par sa voix, voix douce et envoutante, voix qui nous berce et nous emmène dans les nuages. Quand on écoute cet album, on est plus proche d’un
album de musique classique que d’un album pop, donc très loin du rock d’Arcade Fire. Un album à écouter en entier, où rares sont les chansons qui se démarquent, et comme dans un opéra, ce sont
plus des séquences musicales qui vous restent dans la tête. Un album à écouter dans le calme et j’irais presque à dire, dans des périodes de méditation.
Sinon, pour finir, je dirais que la performance live d’Owen Pallett est tout simplement surprenante et magique. Ayant découvert l’album
que récemment avant l’été 2007, je fus agréablement surpris de le voir programmé en concert dans le cadre de la route du rock à Saint Malo. Sa programmation entrait dans le cadre de concert
réalisé à Saint Malo même, dans l’amphithéâtre du Casino. Et dans mon imaginaire, je m’attendais à voir un groupe entier sur scène. Et là, surprise, un seul type se pointe. Bizarre, comment un
seul type va bien pouvoir faire toutes ces chansons entendues sur l’album, avec piano, quatuor à cordes etc…
Et là, surprise, il commence à prendre son violon, enregistre plusieurs boucles avec son sampler et hop, le concert commence. Et chaque chanson se déroule ainsi. Et là, on est soufflé tellement
la prestation est magique, le rendu impressionnant (surtout avec seulement un violon) et une voix vraiment formidable. A voir absolument en concert, l’idéal est dans une salle fermée, plutôt
intimiste…
Publié par J
Samedi 9 février 2008
6
09
/02
/2008
10:59
-
Par JULIEN
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Album sorti en
octobre 2007
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en ce moment je vais de petit bonheur en petit bonheur. Dans ma version du Dieu des petits riens, il y a
the flying club cup.
Tout d'abord A call to arms me subjugue : ça commence avec la mélodie, puis vient la voix : la boîte à musique est ouverte, et je regarde tourner l'histoire de sa figurine
aux rythmes des cuivres. Toujours cette sorte de valse agréable dans Nantes, le côté ludique d'un jouet d'autrefois, une mélodie un brin nostalgique mais sans aucune mélancolie.
Il en va ainsi dans cet album, à écouter, des madeleines plein la bouche. La Banlieue fronce un peu plus les sourcils, moins papier jauni que les morceaux précédents, avec plus de force
et de corps. Je vois Cliquot comme un tête à tête. Forks and Knives rayonne. In the mausoleum est un morceau plus soucieux, plus projeté vers l'avenir, mais aussi
plus décidé. Un dernier verre (pour la route) est une halte bien agréable, une ballade amoureuse, chaussée mouillée et croissants chauds, dehors il pleut, un ciel de nuages sur la fin.
Cherbourg a un joli port de tête, St.apollonia et the flying club cup ouvrent grand les bras dans une tentative assumée de vouloir tout mettre dans sa valise avant de
repartir, tout ce vécu.
Mercredi 17 octobre 2007
3
17
/10
/2007
09:06
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Par Sarah
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