N'hésitez pas à laisser vos commentaires ou à m'envoyer vos
articles, billets d'humeur et autres traces écrites de vos dernières découvertes à l'adresse e-mail de ce blog (nectar.safran@hotmail.fr).
| Septembre 2010 | ||||||||||
| L | M | M | J | V | S | D | ||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | ||||||
| 6 | 7 | 8 | 9 | 10 | 11 | 12 | ||||
| 13 | 14 | 15 | 16 | 17 | 18 | 19 | ||||
| 20 | 21 | 22 | 23 | 24 | 25 | 26 | ||||
| 27 | 28 | 29 | 30 | |||||||
|
||||||||||
N'hésitez pas à laisser vos commentaires ou à m'envoyer vos
articles, billets d'humeur et autres traces écrites de vos dernières découvertes à l'adresse e-mail de ce blog (nectar.safran@hotmail.fr).
St Affrique - 18/10/2006
avec Bérengère Fournier, Aurélien Leglaunec, Marta Mella
Avec cette pièce Philippe Priasso veut nous montrer les coulisses d'une création : la répétition. Il pose un
thème prétexte "le vilain petit canard" qui, du prétexte, devient finalement le fil conducteur omniprésent de cette répétition. Tour à tour les danseurs investissent ce rôle, quelques dissensions
apparaissent au sein de la compagnie, le chorégraphe ne sait pas trop où il en est et conclue sur un "à quoi bon".
C'est frais et léger, le spectateur passe un moment assez agréable. On sent que le chorégraphe aime ses danseurs et il les met joliment en valeur.
Il y a Bérangère, une femme bras et jambes, avec un regard aux yeux bleus grand (et non un grand regard aux yeux bleux ... : ) ). Elle les lance et les rattrape en des figures géométriques presque enfantines, elle s'en amuse et nous prend à partie, très affirmée, l'accent latin point d'exclamation.
Il y a Martha, petit bout de femme très belle, et qui, peut-être à cause de cette beauté, se sent assez quelconque. Mais le fait est que c'est une belle danseuse (et non une danseuse belle ... : ) ).
Il y a Aurélien, un joli corps amassé en muscles et douceur. C'est un discret à la bouche accidentée, la petite souffrance qui fait tout son charme. Il ne cherche pas à contrebalancer la double présence féminine mais lui aussi, quand il danse, il est là.
Après, j' ai été déçue par le jeu des voix off et la structure d'ensemble. Il me semble que la Répétition est restée très légère par rapport à son double sujet : la création chorégraphique et le phénomène de bouc émissaire. Sur un ton tout aussi ludique, je préfère par exemple A propos de Butterfly de José Besprovany qui est passé cet été aux hivernales d'Avignon. Quant au thème du bouc émissaire, je renverrai volontiers aux écrits de René Girard.
Toutefois, la Répétition est un moment bien sympathique.
* Commentaires *