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articles, billets d'humeur et autres traces écrites de vos dernières découvertes à l'adresse e-mail de ce blog (nectar.safran@hotmail.fr).
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Dimanche 9 novembre - Scène Nationale d'Albi
Alors, je sais. Les phrases sont toutes trouvées et il me suffit de citer le Monde (janvier 2008) " Le théâtre de la pauvreté ahurie (...) Le déséquilibre, le dérisoire, la
maladresse dégagent chez Trottola une magie douce (...)."
Pourquoi cette impression de déjà vu, l'impression qu'il y a, en nouveau cirque, toute une série de productions qui utilisent un univers similaire et des ficelles assez identifiables. Essayons de
creuser cela :
- Chapiteau et technicité : c'est un espace intéressant qui permet une grande proximité avec le public, un espace d'intimité qui met en valeur les numéros et qui même, invite au numéro. Le
cirque Trottola composé de très bons techniciens, sert une série de numéros (jonglage, accro-portés ...) avec un véritable savoir-faire. Les propositions qui se doivent et se veulent
décalées ("nouveau cirque") sont toutefois, sur ce point, assez frileuses, faites de petites trouvailles mais sans réelle surprise. Le jeu est présent mais ne convainc pas. Ils ont des
physiques, jouent de ça, mais maladroitement. Pour Bonaventure, on est assez loin du Boudu. La subtilité se veut dans les regards et les silences tandis que la façon de se déplacer trace le trait
définitif et limité de la recherche corporelle qui définit les personnages. Dès lors, ils s'appuient sur cette proximité avec le public pour créer une complicité toute trouvée, évidente et
impulser un rythme croisière au spectacle, ponctué des rires des enfants, sensibles à la signature Tex Avery (bien plus cartoon que Keaton d'ailleurs) un brin paresseuse des épisodes.
- De bric et de broc : le nouveau cirque est trop souvent, justement, ce théâtre de la pauvreté "ahurie". Dans la critique du Monde, c'est un compliment, malheureusement, cette constance dans les
oeuvres circassiennes tend vers la caricature. La présence souvent importante de la performance physique en cirque pourrait amener une approche intéressante de la notion
de "labeur". Dès l'introduction de Volchok avec ces ballots - fardaux, j'ai cru, qu'il y aurait là, matière à creuser le sujet. Mais on en reste à une succession de petits
sketchs, joliment mis en musique. Des petits sketchs gentils. Pourquoi cette absence d'ambition ? Pourquoi ? Je sens chez ces interprètes, de la facilité. Je leur en veux d'autant plus, que
Trottola peut prétendre à d'autres exigences. Ils ont ouvert une voie qu'ils se doivent de dépasser.
Volchok, toupie : où est l'ivresse, le vertige de la toupie, la fulgurance ludique ? En équilibre assuré et confortable, Volchok déçoit.
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Scène nationale d'Albi : lien ICI
Porté acrobatique et clown : Bonaventure Gacon
Trapéziste, voltigeuse en porté acrobatique : Titoune
Jongleur : Mads Rosenbeck
Musiciens : Pierre Veyser et Géraldine Schenkel
Musique originale : Bastien Pelenc et Thomas Barrière
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