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Théâtre Garonne - 12 avril

Il m'est de plus en plus difficile d'écrire : l'impression que les mots s'assèchent au fur et à mesure qu'ils tentent de retenir un spectacle de danse, théâtre ou cirque. Ils se répètent sans jamais arriver à atteindre l'objet.

Et quel objet cette fois ? Entracte de Nadj.

Entracte qui me conduit à tenter de cerner ce qui fait  l'identité artistique ; une identité marquée - une signature qui sait néanmoins se renouveler. ll me semble bien qu'avec Entracte, Nadj atteint l'aboutissement d'une recherche. On retrouve un univers plastique qui mêle une forme d'austérité à une grande richesse de propositions visuelles et scéniques. Avec Entracte, cette austérité apparaît particulièrement élégante avec des lignes épurées. Il y a une sobriété qui permet d'entrer dans une grande complexité de l'écriture toute à la fois musicale, chorégraphique et plastique.

Je sens bien qu'il y a toujours son angoisse de fond qui surgit de par les masques, ses références, les touches de couleurs sang, terre et or, la mutabilité de ces figures humaines ; animales et marionnettes.

Il y avait également longtemps que, tout simplement,  une pièce ne m'avait pas happée de la sorte, sans que rien, aucun moment de déconcentration, de réflexion, d'ennuie ne vienne perturber le temps de l'éphémère et du vivant.

Samedi 19 avril 2008 6 19 /04 /2008 14:01
- Par Sarah - Publié dans : Danse - Voir les 2 commentaires
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Commentaires

Avec Joseph Nadj dans « Entracte", j'ai additionné les images, les propositions à un rythme si effréné que j'en ai perdu le sens. La danse n'a qu'un espace réduit pour s'articuler avec l'orchestre de jazz et les nombreuses formes métaphoriques issues de l'imaginaire florissant de Nadj. Au final, la danse s'est appauvrie, victime de la saturation. Incontestablement, l'expérience de Joseph Nadj avec le peintre Miquel Barcelo lors du festival d'Avignon 2006 a laissé des traces, l'orientant vers la performance. La scène est-elle alors l'espace le plus approprié ?
Commentaire n°1 posté par LE TADORNE le 14/03/2009 à 18h25
Très bonne question Pascal. A creuser incontestablement.
Réponse de Sarah Barreda le 05/04/2009 à 13h08
Entracte est la pièce la plus minable que j'ai jamais vue. On casse, on salie, on fait du bruit (ils croient faire de la musique), tout est chaotique. Des gens sont partis dès le début alors qu'il y a eu presqu'une heure de retard pour commencer. Une vraie entracte !
Commentaire n°2 posté par Pierre le 17/02/2009 à 23h47

Bonjour Pierre. Je suis assez étonnée, ça ne s'était pas passé ainsi à Toulouse et il m'avait semblé que la pièce avait été globalement appréciée. C'est donc un retour de votre part plutôt intéressant. Aviez-vous vu d'autres pièces de Nadj ?

Réponse de Sarah Barreda le 01/03/2009 à 21h53
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