Mea Culpa

"La culture c'est comme la confiture, moins on en a plus on l'étale."
Pierre Desproges (1939-1986)
 
 
 
"La curiosité est un instinct qui mène à tout : parfois à écouter aux portes, parfois à découvrir l'Amérique. "
Eça de Queirós, José Maria (1845-1900)
 

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Théâtre Garonne


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D'après les Dramuscules de Thomas Bernhard, le Tg STAN déplace toutes attentes vers un terrain non balisé. Les Dramuscules pointent les médiocrités dues au racisme, au nazisme, à toutes formes d'intolérance, dont les conséquences et la cruauté peuvent apparaître en filigramme ou au contraire frontales de crudité.

Face à ce texte, le Tg Stan choisit une arme toute autre que l'extrême gravité contenue dans les textes. Citons Staline : "un peuple heureux n'a pas besoin de rire", quel dogme grimaçant de l'annihilation de l'humain dans les totalitarismes ! 
Avec le Tg Stan, le rire est le fil conducteur qui amène cette liberté, liberté artistique mais aussi finesse de la compréhension et rappel de réalités persistantes. Parce que c'est bien pour ça que les textes touchent. L'Histoire s'est diluée dans un quotidien parfois peu glorieux, l'actualité peut en témoigner.

Ce "déplacement" se joue sur un mélange de folie, de grivoiserie, de pincement, de décadence, de mise en scène versatile avec ces scènes qui se suivent et s'applaudissent tout autant qu'elle se rient ou se mordent.

Parfois le Tg Stan nous perd, même si les interprètes nous tiennent. Ils atténuent la contamination de l'horreur par une forme de grotesque, un côté ubuesque ou jarriesque dans le traitement de leurs personnages : pas des caricatures ou marionettes mais un entre-deux : une silhouette déformée de l'humain, une ombre, sa face obscure. Celle qu'il faut éloigner par la force d'un rire.

Mercredi 13 février 2008 3 13 /02 /2008 07:35
- Par Sarah - Publié dans : Théâtre - Voir les 4 commentaires
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