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PS / Mai-août : le blog va faire une pause avec peut-être quelques clins d'oeil
de ci de là et reviendra en force à la rentrée. Donc patience.
Par-contre, n'oubliez les autres blogs du réseau qui préparent cette période festivalière et seront bien plus présents que je pourrai l'être cette année !
1 er février à Cap Découverte - Festival C'est de la danse contemporaine Toulouse
"Sinfonia Eroica, l'Héroïque, la troisième symphonie de Beethoven est la base du spectacle en tant qu'appel à la danse.
(...)" Thierry de Mey
Un appel à la danse. J'ai retrouvé dans cette pièce, le plaisir et la jubilation, une légèreté d'être et de l'être. Une danse faite d'ornementations sans fioritures, précieuse, insouciante,
désinvolte sans inconstance, consciente de son bonheur, joyeuse, séductrice, très séductrice, très amoureuse de ces corps qu'elle traverse, très généreuse pour ces corps qui la
regardent.
Une danse à la musicalité épanouie, comme un corps charnel et laiteux, comme deux amants qui se parcourent. Le moment des préliminaires, ludiques, spontannés, avec des papillons dans le
ventre puis la tension se durçit, le moment devient plus grave, un saut dans le vide qui s'hésite, un corps suspendu à un fil qui se donne le vertige, la préparation de la petite mort, sans que
jamais rien, ne soit solennel, juste une suspension dans le temps et l'espace.
La scène déborde. L'eau la recouvre, le mouvement glisse, vont et viennent les vagues de corps qui éclatent de vie, qui se lavent de l'ivresse et de l'eros, sympahonie eros-ïque.
Musique et Danse, deux amants éternels, qui s'enlacent et s'élencent, se jettent dans la jouissance, dans cette source de jouvence.
Je n'y ai pas vu de manque de profondeur ou des pré-pubères qui s'amusent. Je me souviens du roman de Kundera et son insoutenable légèreté de l'être : la quête du plaisir, l'impossibilité de fidélité pour des moments charnel sans intimité, une insoucience douloureuse. Avec Michel Anne de Mey, il y a un rapport amoureux aux corps et à la musique. La dimension charnelle est présente sans aucune pesanteurs de l'âge adulte, que ce soit la culpabilité, la notion d'appartenance (d'où le groupe et l'individu), pour ne garder que plaisirs et exploration. Est-ce de l'immaturité, une réflexion prématurée à l'image de sa production ? Peut-être. J'ai trouvé intéressant cette proposition, non dépourvue de maladresse, je suis d'accord, qui est une reprise, au jour où ma génération et celles qui me succèdent, paraissent avoir perdu toute perspectives de légèreté idéalistes(dixit les sondages sur la jeunesse française).