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PS / Mai-août : le blog va faire une pause avec peut-être quelques clins d'oeil
de ci de là et reviendra en force à la rentrée. Donc patience.
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12 janvier au Théâtre Garonne
C'est une pièce très bien écrite, qui ne se laisse pas
deviner tout de suite.
Deux hommes entament une discussion avec un ballet classique en arrière-plan, sur un petit écran.
La discussion est assez banale, dérisoire.
Tandis que la discussion se fragmente, un troisième homme s'élance dans un débit chorégraphique ininterrompu. Se répètent, se déclinent, des bribes de phrases, un rythme en ossature, des gestes
attachés à la discussion s'échappent. Le duo devient trio.
Les hommes au fur et à mesure des tableaux revêtent un costume, jusqu'au détail du foulard dans la poche apparente de la veste, alors même qu'ils s'enlisent dans leur condition de "tube" qui
crache et vomit, avale et régurgite, leur condition d'organes destinés à se faire manger par les asticots, condition d'asticots.
Caterina Sagna, désosse une synthaxe, et agite le signifiant sans signifié, avec des réminiscences de sens. Ce vertige fait peur, il nous ancre avec brio et intelligence, avec la précision d'un
scalpel lors de cette coupe chirurgicale, dans le pathétique. Le chirurgien qui détient le masque est l'art. Cruel. Deux antipodes qui se regardent. L'humain et son désespoir de sublimation. Des
danseurs qui parlent de danse pour n'évoquer que l'anecdotique scatologique.
La scène se couvre de bandes noires pour soigner ses plaies, ces mots, ses maux.
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