Mea Culpa

"La culture c'est comme la confiture, moins on en a plus on l'étale."
Pierre Desproges (1939-1986)
 
 
 
"La curiosité est un instinct qui mène à tout : parfois à écouter aux portes, parfois à découvrir l'Amérique. "
Eça de Queirós, José Maria (1845-1900)
 

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Jan Lauwers :"artiste toujours en mouvement qui porte un regard pessimiste sur le monde, mais dont l’âme reste optimiste"


"Jan Lauwers s’inscrit ainsi dans le mouvement de renouveau radical du début des années quatre-vingts en Flandre, et perce sur la scène internationale.Les premières productions Needcompany, Need to Know (1987) et ça va (1989) – pour lequel Needcompany a obtenu le Mobil Pegasus Preis – sont encore très visuelles, mais dans celles qui suivent, la ligne narrative et la notion de thème central gagnent en importance, même si la construction fragmentée est conservée. La formation de plasticien de Jan Lauwers est déterminante dans son rapport au théâtre et résulte en un langage théâtral propre, novateur à plus d’un titre, et qui examine le théâtre et sa signification.
L’une de ses caractéristiques principales est le jeu transparent, ‘pensant’, des comédiens, ainsi que le paradoxe entre jeu et non-jeu. "  source  www.needcompany.org


La chambre d'Isabelle retrace la vie d'une vieille dame qui se heurte au mensonge, au poids des secrets, alors qu'elle même traverse le siècle et ses déchirures sans perdre ni optimisme, ni sincérité.

Bien qu'entourée d'objets ethnologiques qui cristallisent son amour pour le continent africain, elle convie le spectateur à venir découvrir, non pas l'exotisme des contrées lointaines, mais les méandres d'une vie en focalisation interne : hémisphère droit du cerveau, hémisphère gauche du cerveau, zone érogène et fantômes d'une vie sont ses compagnons de route sur scène le temps de la représentation.

Dans cette intimité complète avec Isabelle, on découvre un personnage hors du commun, un bel exemple de résilience : d'un terreau de purin, une personnalité lumineuse se construit.

Les caractères sont bien dessinés et assumés avec beaucoup de présence par les membres de la troupe. L'humain est décrit sans complaisance et malgré tout, un regard plein d'amour est porté sur les bipèdes que nous sommes. Isabelle ne peut pas s'empêcher d'aimer, de vivre, parce que dit-elle, il y a toujours un lendemain.

Dès lors, toute l'énergie de cette foi intuitive et irrépressible traverse le spectacle par grandes bouffées éclatées, où musique, danse, théâtre, chants, se mêlent selon les pulsations d'Isabelle.

Samedi 24 décembre 2005
- Par nectar.safran@hotmail.fr - Publié dans : Productions artistiques Non Identifiées - Voir les commentaires
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