TNT - 1er décembre
Un homme seul est allongé, fondu dans un sol découpé de bandes blanches ou noires, très tranchées. Ce solo s’avère d’ailleurs être un duo avec la lumière. C’est dans ce dialogue permanent que
l’homme couché, l’horizontal, devient hommo erectus pour finalement fusionner avec cette dernière et devenir … quoi exactement ?
La progression est très habilement et subtilement menée, le dispositif scénique et sonore, avec lumière et vidéo est d’une grande
intelligence faisant d’Erection une œuvre totale.
La gestuelle tend entre animalité et quelque chose de plus schématique à l’image de cet environnement fait de lignes, de quadrillages,
de figures géométriques.
Dès le départ, me semble-t-il, il y a cette double lecture : l’évolution de l’espèce humaine comme le présente la description de la pièce,
avec cet intéressant échange avec la lumière qui peut renvoyer à une symbolique religieuse, spirituelle mais aussi cette étonnante modernité qui va au-delà des moyens de haute technologie
utilisés pour les intégrer dans une mise en scène qui m’a renvoyée à des références plus contemporaines d’un monde informatisé, mis en réseau, à un imaginaire liant cybernétique et intelligence
artificielle. Est-ce cela que Pierre Rigal et Aurélien Bory entendent par « homme social », est ce que c’est moi qui extrapole ?
Erection m’a paru très proche, sur beaucoup de points, visuels mais également sur le fond, du film de Kubrick : 2001
l’odyssée de l’espace, ici odyssée de l’espèce, du film à la danse, une lettre de différence, une même projection inquiète de l’humanité ?
Lundi 3 décembre 2007
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03
/12
/2007
13:16
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Par Sarah
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Publié dans : Danse
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