Caserne des pompiers - Avignon off - juillet 07
Claire Cornil s'est inspirée de Francis Bacon, du poême du même nom de Rainer Maria Rilke et des écrits de
Deleuze.
Elle présente un duo féminin, un duo de présences qui parfois s'inscrivent dans la danse. Celle-ci est ténue, tantôt insecte, découpée au sol, presque une dissection. Elle se déplace et semble sans
cesse souligner le vide entre ces deux corps, l'absence de liens, de contacts. Faudra attendre la fin de la pièce pourqu' ait enfin lieu la rencontre.
Ces deux corps sont forts de présence mais presque désincarnés, seul le regard reste habité tandis que s'esquissent grimaces et déformations du visage.
Elles jouent sur une certaine lenteur dans la composition, goûtent le vide tandis que la musique envahit l'espace.
Je n'ai pas retrouvé la force et la violence de Bacon. Le jeu sur ces présences habitées-désincarnées reste convenu malgré la qualité de l'interprétation. La danse est intéressante mais comme
souvent dans ce type de démarche, souffre un peu d'engourdissement dans son ensemble.
C'était quand même un joli moment.
☼ ☼ ☼
(et pour le plaisir ...) Le poême de Rainer Maria Rilke
Portrait intérieur
Ce ne sont pas des souvenirs
qui, en moi, t'entretiennent ;
tu n'es pas non plus mienne
par la force d'un beau désir.
Ce qui te rend présente,
c'est le détour ardent
qu'une tendresse lente
décrit dans mon propre sang.
Je suis sans besoin
de te voir apparaître ;
il m'a suffi de naître
pour te perdre un peu moins.
Vendredi 27 juillet 2007
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27
/07
/2007
07:59
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Par Sarah
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Publié dans : Danse
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