Mea Culpa

"La culture c'est comme la confiture, moins on en a plus on l'étale."
Pierre Desproges (1939-1986)
 
 
 
"La curiosité est un instinct qui mène à tout : parfois à écouter aux portes, parfois à découvrir l'Amérique. "
Eça de Queirós, José Maria (1845-1900)
 

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Avec le temps va

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Grenier

dans quel état ..

 N'hésitez pas à laisser vos commentaires ou à m'envoyer vos articles, billets d'humeur et autres traces écrites de vos dernières découvertes à l'adresse e-mail de ce blog (nectar.safran@hotmail.fr).

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     PS / Mai-août : le blog va faire une pause avec peut-être quelques clins d'oeil de ci de là et reviendra en force à la rentrée. Donc patience.
Par-contre, n'oubliez les autres blogs du réseau qui préparent cette période festivalière et seront bien plus présents que je pourrai l'être cette année !

6 février au Théâtre Garonne


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Not) a Love Song est une véritable surprise. Dès le premier abord, un côté chic assez pétillant, toujours trop élégant pour aller vers un kitsch plus convenu.

L'écriture riche et fouillée, complexe, m'a destabilisée. Les trois interprètes (et pas n'importe qui : Vera Mantero, Miguel Gutierrez, claudia Triozzi, accompagnés de Vincent Segal) amènent une esthétique qui tisse toute une série de références et clins d'oeil dans un ensemble très cohérent mais jamais prévisible. Ils se situent dans une forme de démonstration par le pastiche, le décalé, des tableaux très visuels avec des poses et des pauses et une connivence avec les spectateurs sur ce qu'ils affichent nous montrer, une sorte d'effet miroirs permanent et semble-t-il pour eux, assez jouissif. La  bande-sonore live remplit l'espace, les interprètes sans jamais jouer ostentoirement la carte de la performence, pourtant bien présente, prennent ces compositions avec légèreté, mais toujours dans une très grande maîtrise des enchaînements et de la partition rythmique.

En vérité, il est bien difficile de faire face à (Not) a love Song, en une seule fois. C'est un spectacle qu'il faudrait voir au moins deux fois pour bien l'appréhender, pour ne pas céder parfois à une saturation de tous ces signes, sons, sens.

Certes l'influence musicale et cinématographique est assumée comme telle, il n'empêche que (Not) a Love Song dépasse la simple addition des citations ou de l'exercice de style. C'est une oeuvre non identifiée mais dont l'identité est, je crois, unique.

Mardi 19 février 2008
- Par Sarah - Publié dans : Productions artistiques Non Identifiées - Voir les 1 commentaires
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Théâtre Garonne


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D'après les Dramuscules de Thomas Bernhard, le Tg STAN déplace toutes attentes vers un terrain non balisé. Les Dramuscules pointent les médiocrités dues au racisme, au nazisme, à toutes formes d'intolérance, dont les conséquences et la cruauté peuvent apparaître en filigramme ou au contraire frontales de crudité.

Face à ce texte, le Tg Stan choisit une arme toute autre que l'extrême gravité contenue dans les textes. Citons Staline : "un peuple heureux n'a pas besoin de rire", quel dogme grimaçant de l'annihilation de l'humain dans les totalitarismes ! 
Avec le Tg Stan, le rire est le fil conducteur qui amène cette liberté, liberté artistique mais aussi finesse de la compréhension et rappel de réalités persistantes. Parce que c'est bien pour ça que les textes touchent. L'Histoire s'est diluée dans un quotidien parfois peu glorieux, l'actualité peut en témoigner.

Ce "déplacement" se joue sur un mélange de folie, de grivoiserie, de pincement, de décadence, de mise en scène versatile avec ces scènes qui se suivent et s'applaudissent tout autant qu'elle se rient ou se mordent.

Parfois le Tg Stan nous perd, même si les interprètes nous tiennent. Ils atténuent la contamination de l'horreur par une forme de grotesque, un côté ubuesque ou jarriesque dans le traitement de leurs personnages : pas des caricatures ou marionettes mais un entre-deux : une silhouette déformée de l'humain, une ombre, sa face obscure. Celle qu'il faut éloigner par la force d'un rire.

Mercredi 13 février 2008
- Par Sarah - Publié dans : Théâtre - Voir les 4 commentaires
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1 er février à Cap Découverte - Festival C'est de la danse contemporaine Toulouse


"Sinfonia Eroica, l'Héroïque, la troisième symphonie de Beethoven est la base du spectacle en tant qu'appel à la danse. (...)" Thierry de Mey

Un appel à la danse. J'ai retrouvé dans cette pièce, le plaisir et la jubilation, une légèreté d'être et de l'être. Une danse faite d'ornementations sans fioritures, précieuse, insouciante, désinvolte sans inconstance, consciente de son bonheur, joyeuse, séductrice, très séductrice, très amoureuse de ces corps qu'elle traverse, très généreuse pour ces corps qui la regardent.

Une danse à la musicalité épanouie, comme un corps charnel et laiteux, comme deux amants qui se parcourent. Le moment des préliminaires, ludiques, spontannés, avec des papillons dans le ventre puis la tension se durçit, le moment devient plus grave, un saut dans le vide qui s'hésite, un corps suspendu à un fil qui se donne le vertige, la préparation de la petite mort, sans que jamais rien, ne soit solennel, juste une suspension dans le temps et l'espace.

La scène déborde. L'eau la recouvre, le mouvement glisse, vont et viennent les vagues de corps qui éclatent de vie, qui se lavent de l'ivresse et de l'eros, sympahonie eros-ïque.

Musique et Danse, deux amants éternels, qui s'enlacent et s'élencent, se jettent dans la jouissance, dans cette source de jouvence.

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Mardi 12 février 2008
- Par SARAH - Publié dans : Danse - Voir les 2 commentaires
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Vu en live, Rock en Seine, Paris, 2007

 
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 Björk, phénomène islandais. Une extraterrestre qui a tout compris de la musique, du sens profond de la découverte, du défrichage de nouveaux sons, de la mélodie, de l’usage de nouveaux instruments. 

Et malgré tous ces compliments que je pense sincèrement, je trouve toujours que ces albums ne sont pas facilement accessibles. Et bien dès fois, il m’est arrivé de ne pas pouvoir les écouter en entier. 
Et pourtant, me voilà perdu au milieu de la foule, en cette fin du mois d’août, dans le parc de Saint Cloud, pour voir la belle. Car, juste un petit mot quand même sur le festival Rock en Seine, qui accueillait notre islandaise favorite, le reste de la programmation laissait fortement à désirer (sauf peut-être Albert Hammond Junior), en tout cas pour l’harmonie musicale. Juste pour vous donner une idée, imaginer Faithless, et oui un revenant des années 90 avec son tube Insomnia (si le nom ne vous dit rien, faites une petite recherche rapide sur internet et vous reconnaîtrez certainement), en première partie. 

On pouvait faire un peu plus original et moderne, non ? Mais pour voir Björk, n’est t’on pas prêt au sacrifice ? Et bien, en sortant du Parc, je peux vous dire, qu’un concert de Björk vaut bien un grand nombre de sacrifices. Un show magnifique, une démonstration de ce que l’on peut faire de mieux en termes de représentations sur scène, tant au niveau musicale que visuel…Un vrai show, mais pas avec Johnny ou Tokyo Hotel sur scène…. 
Ici toutes les chansons vous prennent au corps, vous vous sentez transportez dans un autre univers. Univers créé par une mise en scène monumentale. Oriflammes, costumes, effets spéciaux, lumières, tout est magnifique, sublime. Et là, pas de difficulté pour rentrer dans la musique… 
Et même dans ces instants les plus électro, on est envahi par l’envie de danser, de tout renverser, et de se retrouver tout seul (au milieu de 15 000 personnes), en transe…. 

Alors oui, même en étant pas un grand fan des disques de Björk, je recommande chaudement de profiter des rares performances de la belle islandaise.

Publié par J
 
Lundi 11 février 2008
- Par JULIEN - Publié dans : Musique - Voir les 1 commentaires
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Naïve, 2007
 

undefined  Jérôme Deschamps et Macha Makeïeff, producteur de disques ! Fraîchement nommé à la tête du Théâtre National de l’Opéra Comique depuis juin 2007, les voilà producteurs d’un groupe de folk, country aux accents américains, plus que français. 

Et pourtant, il s’agit bien là d’un groupe de musique (ou d’une troupe de théâtre qui fait de la chanson ?). 
Révélé lors du Printemps de Bourges 2006, ce groupe Franco-américain s’est créé un univers folk autour de la chanteuse Rosemary Standley (qui parle très bien français aux vues de son inteview sur le Tarata de Janvier 2008). Ils se sont même tous renommés Moriarty, comme s’ils faisaient tous partie de la même famille. 

Les titres des chansons de l’album nous emmène un peu plus dans le sud des Etats-Unis, avec des titres comme « Cottonflower », « Whiteman’s Ballad », « Fireday », « Motel ». Plein d’images vous viennent dans la tête. En plus, dès que le banjo et l’harmonica viennent se loger dans vos oreilles, alors le charme est immédiat. Tout ceci sans parler de la voix de Rosemary, une voix grave qui renforce le côté intemporel. 
Cet univers emprunt de nostalgie commence dès la première chanson (Jimmy), où Rosemary supplie Jimmy de rentrer à la maison, là où les bisons courent dans les prés. 
Mais cet album n’est pas dénué de sens politique avec l’histoire de la petite Lily, jeune adolescente qui, née à la campagne, s’en va à la ville trouver du travail et rencontre des militaires qui la recrute pour partir à la guerre (Private Lily). 

Ils sont en tournée toute l’année dans la France entière, à ne pas rater (le concert parisien à la Cigale est déjà complet….).

Publié par J
Dimanche 10 février 2008
- Par JULIEN - Publié dans : Musique - Voir les 0 commentaires
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