Théâtre des Doms - Juillet 07
Deux interprètes sur scène et six ou sept postes
de télévision. La pièce retrace une discussion d'avant-pendant-après repas de mariage, au sein d'une famille pas tout à fait ravie de l'événement, avec pour seul intrus ; le témoin du marié qui
ne comprend pas tout à ce qui se passe.
Sujet parfaitemet maîtrisé au cinéma : la famille et ses secrets et ses tabous. Il y a d'ailleurs dans le jeu des discussions entre amants, amis, parents, quelque chose de tout à fait naturel, de
très cinématographique, de très dogma. La présence des écrans de télé comme têtes de personnages ne gêne pas l'action au contraire, il deviennent des acteurs à part entière dans cette fiction
théâtrale.
L'intrigue se resserre autour du dîner, se devine. La famille, ses médiocrités, ses perversités dans une mise en scène qui la joue piano-staccato, avec un humour jaune-amer, très
citroné.
Mercredi 25 juillet 2007
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Publié dans : Théâtre
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Par Sarah
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Théâtre des doms - Avignon juillet 07
Ils sont fous ces belges ! Le groupe Toc, fidèle à
lui-même paraît-il, a régalé cette année le off d'une pièce étonnante.
Michèle Mercier est décédée, s'en suit les commentaires de trois couples : les rats qui l'ont bouffée, les proches qui l'ont aimée-détestée et les voisines qui l'ont espionnée.
Passant comme dans un cluedo dans les différentes pièces de l'appartement, le spectateur avance dans les obsessions et fantasmes de ces névrotiques personnages.
Le texte est un régal et magnifiquement porté par une mise en scène sous jus électrique : un mélange du découpage MTV avec une grande impression de rapidité, un débit mitraillette pourtant
interprété différemment par chaque personnage, des arrêts nombreux qui figent la pièce régulièrement pour lui donner ce côté saccadé et ses respirations dans un grand sens de composition de
l'image avec une musicalité très pop rock.
C'est sûrement ces deux aspects qui lui donnent cette redoutable efficacité et actualité.
Puis un goût certain, qui me semble toujours très belge, pour le politiquement irrevérenvieux, joyeusement gore et sexe, l'humour décalé, un peu con, franchement brillant.
Mardi 24 juillet 2007
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Publié dans : Théâtre
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Par Sarah
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Grenier à sel - Avignon juillet 07
J'ai mis une jupe part d'un texte déconstruit ne prenant cohérence que quand le personnage quitte son nez rouge.
A partir de là, Claudia Nottale compose un clown au féminin, d'où ses inquiétudes, le titre, son jeu de jambes. La clown ose quelques prises à partie du public, tente une mise en scène
dépouillée, centrée sur son personnage et son alter ego; la chaise rouge.
Toutefois l'absence d'un texte intelligent, consistant, amène un spectacle bancal, un monologue long, dont le jeu clownesque s'est trouvé enfermé dans dans des vélléités
fatiguantes pour combler le vide.
Et quand l'ennuie s'en mêle, le jeu devient une caricature de lui-même, de la gesticulation, de l'artifice.
Je suis allée voir cette pièce, suite aux rumeurs favorables des rues avignonnaises, c'était le dernier jour de sa représentation. Il se peut que la fatigue , le mutisme du public, n'aient pas
aidé l'interprète. Il n'en demeure pas moins que de mon point de vue, il n'y avait pas de texte.
Lundi 23 juillet 2007
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Publié dans : Cirque
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Par Sarah
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