Album sorti en
octobre 2007
Le moins qu'on puisse dire, c'est qu'en ce moment je vais de petit bonheur en petit bonheur. Dans ma version du Dieu des petits riens, il y a
the flying club cup.
Tout d'abord A call to arms me subjugue : ça commence avec la mélodie, puis vient la voix : la boîte à musique est ouverte, et je regarde tourner l'histoire de sa figurine
aux rythmes des cuivres. Toujours cette sorte de valse agréable dans Nantes, le côté ludique d'un jouet d'autrefois, une mélodie un brin nostalgique mais sans aucune mélancolie.
Il en va ainsi dans cet album, à écouter, des madeleines plein la bouche. La Banlieue fronce un peu plus les sourcils, moins papier jauni que les morceaux précédents, avec plus de force
et de corps. Je vois Cliquot comme un tête à tête. Forks and Knives rayonne. In the mausoleum est un morceau plus soucieux, plus projeté vers l'avenir, mais aussi
plus décidé. Un dernier verre (pour la route) est une halte bien agréable, une ballade amoureuse, chaussée mouillée et croissants chauds, dehors il pleut, un ciel de nuages sur la fin.
Cherbourg a un joli port de tête, St.apollonia et the flying club cup ouvrent grand les bras dans une tentative assumée de vouloir tout mettre dans sa valise avant de
repartir, tout ce vécu.
Mercredi 17 octobre 2007
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Par Sarah
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Pop Alternatif - sorti en magasin le 26 septembre 2006
Site de l'artiste : www.patrickwatson.net
C'est un roc ! c'est un pic !... c'est un album formidable.
Lors d'une sieste dominicale, j'ai mis ce "Close to paradise", le bien nommé ! Les yeux fermés, j'ai vu défiler des paysages grandioses, l'enfance était mâtinée d'angoisses d'adulte, une voix
fantomatique succédait à une voix devenue velour, chaleur, l'intelligence mélodique de l'album me consolait de peines sans tristesse, me faisait voguer vers des joies sereines, parfois quelques
frissons d'une ritournelle inquiétante au piano se voyaient balayés par des vagues et des échappées d' écumes.
Goutez-le, laissez-lui du temps et de l'espace.
Mardi 16 octobre 2007
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Publié dans : Musique
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Par Sarah
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Humeur à avoir : attentive
Là aussi, un film que je voulais voir depuis un petit moment. Un film colombien. Il s'agit bien d'une fiction autour d'une réalité sociale. Toutefois, beaucoup de la réussite de ce film tient au
personnage principal, à son charisme, un air renfrogné qui s'illumine, se rembrunit, s'impatiente, se révolte, poursuit sa route.
Maria n'est pas à proprement parler une indocile, elle fait des choix, parfois de façon irresponsable, comme toutes jeunes femmes de son âge, les assume courageusement, quoi qu'il en soit, ainsi
soit-il. Nous suivons ces choix jusqu'à le terre promise, les Etats-Unis, des promesses plein les poches et déjà lucide des déceptions à son actif. Je ne crois pas qu'il y ait de fatalité, juste
différents possibles qui n'ont rien d'idéal, un compromis à trouver, un équilibre acceptable.
Maria accepte ou n'accepte pas et, ce qui est touchant, c'est qu'il y a autant de l'enfant que de l'adulte dans cette attitude. Elle prend ainsi de l'altitude, n'est plus la représentante
d'une condition sociale, mais bien 'Maria, pleine de grâce', en conciliant ces deux parts d'elle-même, il n'y a pas de renoncement.
Lundi 15 octobre 2007
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Par Sarah
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Humeur à avoir : paradoxale, c'est à dire cynique à la tentation romantique.
J'avais déjà reçu de chaleureuses
recommandations sur ce film, recommandations que je ne démentirai pas aujourd'hui. Ce film est remarquable à plusieurs titres. Le synopsis pourrait n'être qu'un film de zombie .. quoi que,
les films de zombie ont souvent une forte connotation politique qui permet une double lecture.
Toujours est-il que 28 jours plus tard, permet les questions poupées russes, les questions qui s'emboitent les unes aux autres, en cachant toujours une de plus dure et cruelle pour
arriver néanmoins à l'essentiel.
L'esthétique est sans artifices, ce qui est assez étonnant pour un film du genre, inspirée, avec des envolées poétiques contrastant avec la réalité de l'ensemble obtenu par un tournage en vidéo
numérique.
Dans le décor urbain, il dresse un portrait d'après-guerre, de décor apocalyptique déserté de l'humain. Et l'humain, on le cherche, c'est le noyau du film, ce que cache nos questions poupées
russes. On le cherche dans ces constructions dénuées de sens dès lors que le citadin n'y est plus, on le retrouve un peu, dès lors qu'on se rapproche d'une nature splendide (la campagne anglaise
et ses vastes étendues d'un vert affolant), insensible aux traumas, unique survivante au fléau.
L'humain, on le rend nostalgique des conventions sociales qui le définissent, quand les rescapés tentent un simulacre d'apéro dans une ville mortifère, ou quand ils peuvent faire des
courses sans restriction aucune oubliant, presque, dans l'enthousiasme, de choisir avec soin leur bouteille de whisky.
L'humain, on n'y croit plus, même quand on est vivant, on s'y raccroche, désespérément, à l'intérieur de la cellule familiale.
Perdu dans un face à face abyssal, l'humain ne supporte pas le tête à tête avec soi-même et veut être au moins deux, ou se croire sauvé par l'acte copulatoire à tendance reproductive, il lui
faut une finalité, un espoir, se trouver ou se perdre, mais surtout pas survivre.
Être ou ne pas être, ou disparaître dans une fureur de vivre.
Samedi 13 octobre 2007
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Par Sarah
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Samedi 6 octobre 2007 (et oui! pendant LA première mi-temps du 15/All black) - Théâtre Garonne - Toulouse
J'ai suivi les conseils de Pascal, le Tadorne pour composer ma saison toulousaine et je suis donc allée voir De mal en peor.
La troupe argentine de Ricardo Bartis a répété dans
l'appartement même du metteur en scène, ce qui a amené des contraintes spatiales posées comme des éléments scénographiques : un lieu clos, un intérieur de maison dont on devine d'autant mieux les
pièces cachées que nous les avons visitées avant la représentation, un lieu de vie donc où cohabitent deux familles.
'Lieu de vie' ou de 'survie'. Nous serions en occident, il s'agirait d'un drame à la tragédie sérieuse mais nous sommes en amérique du sud et sans perdre de leur réalité, les drames ont une
vitalité contagieuse, passionnée, débordante, englobant larmes et rires.
"Comme toujours dans les répétitions, nous avons expérimenté des manières de jouer - cela procède de notre enquête poétique - et nous avons retenu le ton de
la parodie pour incarner le dramatique éclatement des valeurs qui structurent l'ordre social en Argentine à la fin du 19e siècle : la famille, le mariage, le travail, l'argent, la politique.
C'est à partir de ce carrefour louvoyant qui interroge l'essence même du comportement argentin, que le jeu a développé ses potentiels. Ses cabrioles" 'Ricardo Bartis
Ainsi dans cette vision théâtrale, le drame est social, le jeu est parodique, l'oxymoron est poétique. Le finesse de ce mariage, dont beaucoup tient aussi me semble-t-il au tempérament sud
américain, amène une réponse peu commune, si drames et malheur il y a, ils sont vécus pleinement.
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Lundi 8 octobre 2007
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Par Sarah
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