Mea Culpa

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dans quel état ..

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Humeur à avoir : coquine, romantique, anti-conventionnelle et certainement pas puritaine.

Ce qu’en dit le réalisateur : « Le film est l’adaptation d’une nouvelle signée Mary Gaitskill, parue dans un recueil intitulé « Bad Behavior ». Lors de mes études à l’American Film Institute, j’ai adapté secretary pour en faire un court métrage de 22 minutes. Beaucoup de personnes à Hollywood furent intéressées pour en faire un long métrage. Mais lorsque je les rencontrais et que je leur disais que le personnage allait découvrir quelque chose de merveilleux dans sa relation de soumission à son patron, les gens me prenaient pour un fou.

(…) avec ce scénario vous pouviez obtenir en même temps quelque chose de sombre et revêche relevé d’un sens très subtil de l’humour. Pour moi le véritable plaisir de faire ce film résidait exactement là : faire fonctionner toutes ces tonalités en même temps pour déstabiliser. »

source http://www.metrofilms.com/lasecretaire

C’est l’histoire de Lee Holloway, jeune femme mal dans sa peau, qui assume mal sa famille et qui aime se faire mal pour oublier tout ça. Sans qualification et tout juste sortie de l’hôpital psychiatrique elle arrive à se faire embaucher par Mr Grey, jeune avocat froid et distant, maniaque et d’un premier abord pas vraiment sympathique. Très vite, cette relation professionnelle devient, disons, déviante, très certainement névrosée, mais bizarrement épanouissante.

Tandis que bien souvent, les conventions sont décriées dans les films où comme dans american beauty et bien d’autres, la névrose vient du conformisme et du politiquement correct pour montrer un environnement à priori comme il faut mais claustrophobique, la secrétaire prend tout de travers. C’est une relation claustro mais épanouie entre deux sado-maso, des marginaux qui, s’ils ne s’étaient pas trouvés ne se seraient jamais intégrés dans la société.

Hors de toute morale et de toute normes, leur relation paraît néanmoins profondément saine voire même innocente. Ils ont laissé libre court à leur penchant, naturellement et ils sont on ne peut plus complémentaires, ils s’aiment de façon unique, de la seule façon qui puisse leur correspondre. Comble de l’ironie dans ce film qui ne manque pas d’humour, le mariage consacre ici l’histoire d’un pied de nez, d’un candide doigt d’honneur à tous les bien-pensants frustrés.

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 22:16
- Publié dans : DVDthèque - Par nectar.safran@hotmail.fr
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Humeur à avoir : quand on est triste, ce petit bijou est une bouffée d’oxygène, il faut être quand même d’humeur poétique (à voir donc plutôt en soirée), ne pas être énervé pour bien pouvoir se fondre dans cette ambiance baroque un peu particulière.

Manlakat est une rêveuse qui se pâme pour les jeunes et beaux comédiens. A l’issue d’une représentation, elle croit entendre derrière les buissons, la voix envoûtante d’un des acteurs de la pièce et alors qu’elle tombe et perd connaissance, sous la complicité de la lune, elle passe une nuit d’amour dont le seul souvenir qui lui reste est la promesse d’un enfant à naître… Or son père une fois la première crise de rage passée, décide de partir, sa fille et son fils (un peu fou, un peu sage) sous le bras, à travers cette Asie centrale surréaliste et sauvage, pour retrouver le fautif dont la seule trace est le souvenir d’une voix…

Ce film est inclassable, il a de faux airs d’un Kusturica mais se démarque très vite par sa singularité. Tendre et onirique, il balade ses personnages dans une histoire qui aurait pu tourner à la tragédie sur le thème de la mère abandonnée aux abois. Il n’en est rien, c’est avec humour et énergie, peut-être insouciance que Manlakat et sa petite famille affronte la vie et ses inepties. Le film oscille entre réalité et irréalité, puis le choix finit par ne plus être si difficile.

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 22:13
- Publié dans : DVDthèque - Par nectar.safran@hotmail.fr
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Humeur à avoir : avoir une envie de cinéma américain, un brin épique, qui badine doucement entre humour et fresque historique, avoir une envie de divertissement intelligent, avoir le temps et être équipé en pop-corn pour faire comme au cinéma.

“C’est un beau jour pour mourir”, voilà une réplique culte d’un film qui en compte bien d’autres qui auront marqué le cinéma américain, servies par de grands acteurs, Dustin Hoffman et Faye Dunaway, dans des personnages caméléons qui leur permettent de développer tout leur sens de la comédie, dans une fresque incroyable de figures épinglées par la grande histoire dans la petite histoire.

Little Big Man tout d’abord qui aura la chance d’avoir un grand-père indien hors du commun, un produit de la sagesse des visionnaires et de la simplicité des humbles. Little Big Man, c’est, comme son nom l’indique un grand petit homme, un mélange d’apparentes contradictions, un blanc qui devient indien, la plus grande gâchette du far west qui refuse de tuer qui que ce soit, un alcoolique, un homme de valeurs et principes, un charlatan, un guerrier…soit une vie bien pleine, pleine de tout, de rencontres, d’amours, de déceptions, ballotté par l’humour du destin.

Et il n’y a pas plus belle conclusion et épitaphe que cette phrase : « C’est un beau jour pour mourir, mon fils. »

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 22:11
- Publié dans : DVDthèque - Par nectar.safran@hotmail.fr
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Humeur à avoir : légère, très légère, à savourer avec boissons alcoolisés caloriques, pots Hagens das caloriques, en pyjamas anti-sexe, pendant soirées entre copines…oui c’est plutôt un film féminin, garçons chippendales néanmoins bienvenus.


Ce film est une dédicace à toutes les lectrices du Elle, les maladroites du quotidien, les boudinées complexées, les amatrices de strings et grosses culottes, les ratées de l’Amûuuur. Et comble du manque de bol dans ce film qui parle si bien aux apprenties femmes, il se termine en happy end façon conte de fée. Comme quoi, même les éloges de l’imperfection ne sont pas parfaites…
Bref, c’est vraiment sans prétentions, caricatural et tarte à la crème mais c’est un must du genre et ça, c’est un vrai compliment.

Il ne faut pas oublier Renne Zelweeger et son talent de clown : c’est une façon de marcher, de retrousser son nez, de rougir les joues bouffies, d’être d’une arrogante simplicité, espiègle, désarmante de transparence et un sens certain du tragique futile. Avant d’aller chercher le phénomène de société chez les célibattantes, peut-être peut on parler d’un renouveau de la femme enfant.

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 22:09
- Publié dans : DVDthèque - Par nectar.safran@hotmail.fr
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(Novembre 2005 - Galeries nationales du grand palais - jusqu'au 16 janvier 2006 - Paris)

Cette expo souffre parfois de hors sujet. La mélancolie et son histoire sont certes présentées et déclinées avec forces oeuvres de toutes sortes, malheureusement la profusion des déclinaisons à partir de ce thème, fait perdre le fil d'un sentiment qui finit par être perçu de façon caricaturale : un homme se prend la tête, l'air perdu, en tête à tête avec un crâne.

Tous les chemins mènent alors à la mélancolie : les pêchés, les cornes de rhinocéros, les chauves-souris, la mort, la dépression, les foetus fossilisés etc etc. Vraiment : la mélancolie manque de fun. Dans le macabre, on a vu moins poussiéreux.

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 22:05
- Publié dans : Expositions - peinture - Par nectar.safran@hotmail.fr
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