Mea Culpa

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dans quel état ..

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Cette 'autobiographie dessinée' commence avec une introduction qui présente l'histoire de l'Iran et conclue : " Voilà, ça c'est la grande histoire. Marjane a hérité de tout ça, elle a réalisé le premier album de bandes dessinées iranien."  En quatre tomes, on suit Marjane, de l'âge de 10 ans à maintenant. Elevée comme une femme libre, elle voit d'abord avec ses yeux d'enfant, puis d'ados, puis de jeune femme, les changements dans son pays : les guerres, l'intégrisme religieux.

 Les dessins d'une grande naïveté nous promènent au grès du vécu de Marjane qui ne se sépare jamais de son humour pour relater cette petite histoire dans la grande. C'est en quelque sorte son arme de combat.

Une bande-dessinée à avoir absolument dans sa collection.

Lundi 26 décembre 2005 1 26 /12 /2005 15:19
- Publié dans : BD - Par nectar.safran@hotmail.fr
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Comment et pourquoi faire une critique sur une production artistique?

C'est apparemment si simple de dire ce que l'on pense de tel spectacle, ou de tel livre et pourtant...
Suffit-il de constater les émotions suscitées par l'oeuvre et de les exprimer, ou faut-il procéder à une véritable analyse et se demander si cette pièce amène un apport essentiel à l'art, une réflexion, une matière inédite ?

Force est alors de constater que la première solution ne va pas nécessairement de paire avec la seconde et que de toute façon, une première étape, incontournable, s'impose : qu'est ce que l'art et l'acte de création ?

En effet, en étant tout à fait sincère avec soi-même, il est parfois surprenant d'observer que la facilité artistique et ses ficelles peuvent tout à fait suffire à nous contenter : on est rentré dans le film, ou le spectacle, on y a pris du plaisir même si l'objet en question était un concentré de procédés démagogiques et mille fois radotés...

D'autre part, en s'attachant plus à des éléments analytiques, comme la construction de la pièce ou du film (ou du livre...), son propos, sa force émotionnelle, mais aussi créative, son inscription dans l'ensemble que constitue déjà l'histoire de cet art, l'esprit critique se libère, opère un jeu de l'esprit énivrant, la pièce se dissout en une anatomie disséquée, sans plus de pudeur, ni mystère et devient un élément enfermé dans une prison conceptuelle et cartésienne où le plaisir devient la voix de la stérilité diabolique.

Voilà les antipodes qui nous écartèlent entre deux positions qui dans l'idéal devraient aller ensemble, mais l'idéal est l'illusion de l'innocence.

Il faut donc en revenir à la question, qu'est ce que l'art pour finalement pouvoir se demander quelle est l'oeuvre d'art qui mérite une critique positive?

Est ce que l'art est simplement source d'émotions et de plaisir? Non, la définition est incomplète. L'acte de création est primordial et c'est là que tout se complique. Qu'est ce que la création : est-ce la construction, la fabrication de quelque chose qui n'existait pas avant? Est ce que le fait de faire trois pas en cet instant T, à cet endroit N, est un acte de création parce qu'ils n'ont jamais été fait avant en cet instant T, à cet endroit N, ou alors, est-ce que ce n'est pas un acte de création parce que trois pas, ça n'a rien de nouveau, sauf chez le petit bout de chou qui se tortillait à quatre pattes dans sa couche jusqu'à maintenant...

Peut-on reprocher à un spectacle de donner à voir quelque chose qui a déjà été vu? Y a t-il dans ce spectacle "acte de création"?

Comment savoir s'il ne s'agit pas d'une pièce qui s'intègre dans un mouvement d'ensemble qui, dans moins d'un siècle, prendra un nom comme l'impressionnisme, la nouvelle vague ou je ne sais quoi d'autre...

Une ethnologue expliquait un jour qu'un groupe de scientifiques avait appris à des singes, sur une île isolée, à laver leurs aliments avant de les manger. Durant la même période et sans qu'il n'y ait aucun lien avec les singes de cette île, dans une autre île, des singes ont commencé à laver eux-mêmes, spontanément, leurs aliments. La conclusion officielle pour les scientifiques qui observèrent le phénomène fut : "C'était dans l'air du temps".

Tout ça pour dire que devant mon incapacité complète à répondre aux questions ci-dessus, je crois qu'il ne faut céder à aucune des deux tentations, la sensualiste et la conceptualiste, mais avoir quand même une petite préférence pour la première : préférer un certain abandon à la déformation critique.

Et parce que je ne suis jamais à court de quelques contradictions et même si j'ai essayé de démontrer que c'était un peu utopique, il faut savoir concilier autant que possible les deux tendances. Un peu d'innocence ne fait jamais de mal à personne, surtout s'il s'agit d'une innocence éclairée.

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 23:03
- Publié dans : Clochettes - Par nectar.safran@hotmail.fr
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Melquiades Estrada, paysan mexicain, se fait tuer accidentellement par un douanier. Pete Perkins, son meilleur ami retrouve le coupable et l'oblige, après avoir détéré le corps, à l'aider à ramener le cadavre à sa terre natale.

S'ensuit un voyage, deux hommes, un cadavre, et quelques bribes de souvenirs.

Ce film est sobre, sans artifices et pourtant révèle une grande sensibilité. C'est un très beau portrait d'hommes : pudiques, avares de paroles, ils essaient chacun à leur manière de s'ancrer dans ces paysages sauvages, déserts et d'y vivre. La pudeur de ce film est d'ailleurs touchante, l'amitié entre Melquiades Estrada et Pete est à peine esquissée, mais on la devine profonde. De même, le personnage du douanier, enfermé dans une solitude qui ne se ressent pleinement qu'à la fin.

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 22:45
- Publié dans : Cinéma - Par nectar.safran@hotmail.fr
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Il ne s'agit pas d'un film de boxe même s'il comporte quelques scènes assez dures de combat bien que pas dépourvues d'humour.

C'est finalement un film assez simple, faussement linéaire : une jeune femme essaie de devenir une grande boxeuse, convaincue de ses capacités pour affirmer qu'envers et contre tout elle n'est pas une désespérée de la vie, elle finit par persuader un vieil entraîneur de l'aider à aller jusqu'au championnat mondial. Un troisième oeil, Morgan Freeman toujours aussi nuancé, charismatique et merveilleux, vient déséquilibrer ce duo un peu trop binaire. L'ambiance est teintée de sombres et clairs-obscurs.

L'histoire est pourtant d'une grande visibilité, prévisible mais les personnages sont habités par ce je ne sais quoi qui fait un film réussi.

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 22:44
- Publié dans : Cinéma - Par nectar.safran@hotmail.fr
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Humeur à avoir : un peu maso, il vaut mieux, ce film fait délicieusement mal

Le synopsis tient en deux lignes, deux jeunes hommes, sous un prétexte des plus communs, s’invitent chez des familles en vacances, les séquestrent et les assassinent un à un.

Ce qui est intéressant dans ce film, c’est la mécanique qui s’enclenche. Les deux jeunes gens se trouvent « contraints », selon leur propre logique à tuer les membres de cette famille innocente et ce, même, si leur but apparaît très vite très clair. La mécanique enclenchée ne peut souffrir aucune opposition et ce principe établi, la logique est poussée jusqu’au bout, même quand les victimes trouvent une échappatoire.

Surprenant et douloureux, Funny Games imprime un sourire crispé à celui qui ose s’y aventurer.

Samedi 24 décembre 2005 6 24 /12 /2005 22:42
- Publié dans : DVDthèque - Par nectar.safran@hotmail.fr
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